L'approche systémique stratégique

Parfois, la solution est devenue le problème.

Ce qui a été mis en place pour gérer une difficulté peut, avec le temps, en devenir la principale entrave — non par erreur, mais parce que ce qui marche dans une situation ne marche pas forcément dans une autre. Mon travail : repérer ce mécanisme, et l'interrompre.

Pourquoi ça résiste

Faire « plus de la même chose » entretient le blocage

Face à une situation qui coince, le réflexe est d'intensifier : une réunion de plus, une procédure de plus, un plan d'action de plus. Quand le blocage persiste malgré tout, ce n'est généralement pas un outil supplémentaire qui manque — c'est la tentative de solution elle-même qui, répétée, alimente le problème.

C'est pourquoi je ne fais ni audit, ni facilitation de réunion, ni coaching au sens habituel. Je ne cherche pas à en faire plus : je cherche ce qui, dans ce qui a déjà été tenté, maintient la situation en place — et j'agis précisément là-dessus.

La méthode

Trois spécificités de la méthode

Sur trois points, cette manière d'intervenir se démarque nettement du conseil en entreprise habituel.

Travailler avec le système
Travailler avec une personne, plusieurs, voire toute l'équipe
Un blocage n'est jamais l'affaire d'une seule personne : il tient à un jeu d'interactions. Selon la problématique amenée, l'intervenant détermine les personnes impliquées qu'il conviendra de solliciter et de mobiliser pour contribuer au changement souhaité.
Une approche active
Le changement se joue entre les séances
Dès les premiers entretiens, l'intervenant explore des pistes de changement et invite à poursuivre le travail entamé en séance : des tâches concrètes à réaliser d'ici la fois suivante, pour commencer à faire évoluer la situation dans son environnement réel.
La non-normativité
Aucun modèle de « bonne » organisation à appliquer
Fait rare dans le monde du conseil : l'intervenant n'arrive pas avec une idée toute faite de ce qu'est « un bon manager », « une équipe efficace » ou « une organisation saine ». Il ne cherche pas à conformer le fonctionnement de l'organisation à une norme — il part de ce qui, dans la situation, génère de la souffrance ou de l'insatisfaction.
D'où vient cette approche

L'école de Palo Alto

Cette approche trouve ses racines dans les travaux du Mental Research Institute de Palo Alto (Watzlawick, Weakland, Fisch), nourris par la pensée de Bateson sur les systèmes et la communication.

À l'origine, cette approche a été développée en psychothérapie : on y a observé que la souffrance persistait moins à cause du problème lui-même que des tentatives répétées pour le résoudre. Or ce mécanisme n'a rien de spécifiquement individuel — il est le propre de tout système humain. Un couple, une famille, une équipe, un conseil d'administration ou une organisation entière fonctionnent selon les mêmes logiques de communication et d'interaction : ce qui bloque une personne bloque, de la même manière, un collectif. C'est pourquoi les mêmes principes — repérer la boucle qui entretient le problème, puis l'interrompre par un changement ciblé — s'appliquent aussi bien à un individu qu'à une organisation.

L'école italienne (Nardone) en a développé un versant « stratégique bref », transposé à l'organisation et à la gestion de crise. En Europe francophone, l'Institut Grégory Bateson — où je me suis formé — en est le représentant officiel du Mental Research Institute.

Un blocage en tête ? Parlons-en, le premier échange est gratuit.

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